Routes d'Orient

blog de voyage Asie

"Quand t'es dans le desert"

Il n'y a pas de traversée du désert, il n'y a qu'une marche vers l'oasis.
Jean Bies.

Jiayuguan, dernière étape avant notre remontée vers le nord et le début des immensités du désert de Gobi.
Encore une ville ancienne qui nous laisse perplexes. On passe d’oasis historiques, autrefois étapes de la route de la Soie, à de grandes villes modernes dont l’échelle semble parfois disproportionnée par rapport au paysage et à la densité humaine environnante. Je suis frappé par leur transformation. Des anciennes oasis, il ne reste parfois que peu de traces, remplacées par de vastes avenues, des quartiers neufs et des immeubles à perte de vue. On a le sentiment que la Chine construit à marche forcée, comme si elle préparait déjà l’arrivée de nouvelles populations dans ces territoires arides de l’Ouest. Il est clair que les autorités construisent aujourd’hui les villes de demain.
Nous n’y ferons qu’une courte étape, le temps de visiter le dernier fort du corridor du Hexi et l’extrémité occidentale de la Grande Muraille.
Bof, bof… La réhabilitation à outrance de ce site historique majeur, manifestement pensée avant tout à des fins touristiques, dénature complètement ces vestiges du passé. Ici aussi, tout semble conçu pour attirer un maximum de groupes de touristes chinois, davantage occupés à multiplier les selfies qu’à se plonger dans l’histoire des lieux.
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai
L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai

L'extrémité ouest de la grande muraille qui se termine sur le canyon de la rivière Taolai

Le lendemain, nous prendrons la route en direction de la province chinoise de Mongolie-Intérieure, pour un trajet en ligne droite vers le nord.
Et quand je dis ligne droite, je ne pourrais pas mieux dire ! Pendant 450 km, nous roulons dans un paysage aride, plat et complètement désertique, avec une alternance de dunes de sable et de toundra clairsemée d’herbes sèches.
Nous passons, sans pouvoir nous arrêter, devant une zone militaire hautement sécurisée qui n’est autre que la base spatiale de Dongfeng. C’est d’ici que décollent les missions habitées chinoises à destination de la station spatiale Tiangong.
Cette route monotone, peuplée essentiellement de camions, est heureusement égayée par une halte sur le site historique de Khara-Khoto.
Aussi connue sous le nom de « Cité noire », cette ville fut fondée en 1032. Elle devint un centre commercial florissant sur la route de la Soie.
Elle était liée à la civilisation des Xixia, un royaume multiculturel marqué par des influences chinoises, tibétaines et birmanes. Ses habitants avaient développé leur propre écriture et occupaient une position stratégique clé sur la route de la Soie, favorisant le commerce et les échanges culturels.
Le royaume fut anéanti par les Mongols de Gengis Khan en 1227. Ce fut d’ailleurs l’année de la mort de ce dernier.
Puis la cité sombra dans l’oubli. Enfouie sous le sable pendant des siècles, Khara-Khoto fut redécouverte au début du XXe siècle, révélant une multitude d’objets fascinants : textes religieux, œuvres d’art et objets du quotidien.
Un petit musée, situé à quelques kilomètres du site, permet d’en découvrir quelques pièces.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.
La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.

La statuette d'un Bouddha à deux têtes est la seule connue au monde.

Nous nous établirons ensuite dans la seule ville de cette région désertique, Ejina Xi, célèbre pour ses peupliers de l’Euphrate, ces arbres capables de vivre plusieurs centaines d’années dans un environnement extrêmement aride. À l’automne, la transformation de leur feuillage en un jaune doré éclatant est considérée comme une véritable merveille de la nature.
Petit hic : nous arrivons quinze jours trop tard… C’est ballot !
Malgré tout, cette ville à forte connotation mongole est assez agréable. Encore plus qu’ailleurs, nous sommes une véritable attraction, d’autant que, il n’y a pas si longtemps, les étrangers étaient formellement interdits dans cette région.
Nous avons bien entendu eu droit à un contrôle policier très sérieux, mais sympathique, pour accéder à la zone.
Ejina Xi étant située à quelques kilomètres de la frontière mongole, nous tenterons, sans grand succès, de franchir la frontière. Nous nous contenterons de visiter les magasins frontaliers, qui ne vendent, bizarrement, que des produits russes.
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
"Quand t'es dans le desert"
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
👍
Répondre